L’ostéopathie est un tout autre métier que celui de kinésithérapeute contrairement aux idées reçues.

L’ostéopathie n’est pas une spécialisation, une formation complémentaire de la kinésithérapie. Ce sont deux métiers bien distincts !

La profession d’ostéopathe étant en voie de reconnaissance, des risques de traitement exécutés par des personnes non compétentes existe toujours. Seuls les ostéopathes D.O. sont reconnus et agréés. Ce D.O. s’obtient à la sueur de notre front, c’est l’examen ultime à réussir pour avoir le titre suprême D’OSTEOPATHE D.O.

Ceux n’ayant pas ce D.O. sont soit des thérapeutes manuels (2 ans de formation, sans grand examen réel), des candidats ostéopathes n’ayant pas terminé leur cursus (universitaire de 5 ans) ou bien n’ayant pas réussi l’examen final, le D.O.

Il est à noter que les pages d’or (rubrique ostéopathes) inscrivent d’office, sous leur rubrique, toute personne (même sans formation reconnue !) lui faisant une demande.

Le traitement ostéopathique s’appuie sur l’équilibre de fonctionnement du patient.

L’ostéopathe effectue d’abord une anamnèse approfondie (antécédents médicaux, chirurgicaux, examens para-cliniques (radiographies, scanner, IRM, analyse sanguine)). C’est un examen holistique du patient.

Par cette approche, l’ostéopathe prend soin d’exclure toutes les pathologies n’étant pas de son ressort. Il réfèrera le patient à son médecin traitant ou au spécialiste compétant. L’ostéopathe n’a pas la prétention d’être médecin !

Ensuite l’ostéopathe effectue les tests cliniques habituels associés à un ensemble de tests précis et adaptés à l’examen ostéopathique. Cet examen sera suivi des techniques ostéopathiques adéquates.

Ces techniques se réalisent en douceur et ne sont ni agressives, ni traumatiques. Il est dès lors possible de soulager le patient et lui permettre de retrouver un fonctionnement correct du niveau de sa souffrance et même un fonctionnement global équilibré.

ostéopathe Andenne

La restauration de la mobilité permet de déclencher les mécanismes d’autorégulation permettant à l’organisme de retrouver son équilibre.

« Chacun possède en lui un mécanisme d’autorégulation qui, soutenu par un environnement adéquat, a tendance à revenir à l’équilibre » (Still).

Il redonnera la fonction à la structure (os, ligaments, tendons, tissus de soutien, organes et cellules elles-mêmes), il vise à redonner l’intégrité aux systèmes circulatoires (sang, lymphe) et au système nerveux qui sont parmi les garants les plus importants d’une bonne santé.

L’ostéopathie cherche essentiellement à restaurer, grâce à une approche manuelle, un fonctionnement physiologique parfait, une harmonie de fonctionnement. Elle interviendra sur les dysfonctionnements du corps qui ont un effet pervers sur la santé.

ostéopathe Andenne

Personne ne conteste l’efficacité de l’ostéopathie dans les cas de torticolis, lumbagos ou sciatiques par exemple mais il est moins connu que l’ostéopathie peut aussi intervenir de manière efficace et sans danger sur bon nombre d’autres problèmes (essentiellement de type fonctionnel) au niveau musculo-squelettique et même viscéral (tendinites, douleurs vertébrales chroniques, crampes, … mais aussi certains troubles digestifs, intestinaux, gynécologiques).

En effet, l’ostéopathie intègre plusieurs champs d’application : on parle ainsi d’approche structurelle, viscérale et crânienne.

La première envisage la bonne mobilité  des articulations prises une à une mais aussi dans leur ensemble, par rapport à l’équilibre postural général.

L’ostéopathie viscérale va également rechercher les restrictions de mobilité et les corriger, mais son travail portera davantage sur l’estomac, l’intestin et les autres viscères abdominaux ainsi que sur les membranes qui les enveloppent. Cette approche est donc intéressante pour certains troubles digestifs, gynécologiques ou encore pour soulager  des douleurs abdominales.

La troisième et dernière approche concerne le champ crânien. C’est aussi la plus controversée dans la mesure où jusqu’à présent, son fondement théorique est le moins  étayé. Néanmoins l’approche crânienne est souvent très efficace chez les enfants et notamment chez les tout-petits pour des problèmes d’asymétrie crânienne, de coliques ou de reflux gastro-oesophagien.

Notes inspirées et transcrites (en partie) de : http://www.ubo-buo.be/ et de moi-même.